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Vendre en viager à Nice : combien de bouquet, combien de rente ?

L'outil calcule le droit d'usage, la valeur occupée, le bouquet et la rente sur l'espérance de vie publiée par l'INSEE (table 2022 à 2024), avec une méthode écrite et des hypothèses que vous réglez vous-même.

Le bien et le vendeur

Le prix qu'il vaudrait vide, aujourd'hui. Nos prix rue par rue donnent le repère.

Ce que le bien se louerait, charges non comprises. C'est la valeur de l'occupation que le vendeur garde.

La part payée comptant à la signature. Aucune règle ne la fixe ; l'usage va de 20 à 40 % de la valeur occupée. Zéro est possible.

La méthode simple ne rémunère pas l'attente de l'acquéreur ; un taux technique la rémunère, ce qui baisse le droit d'usage et monte la rente. Les notaires et les barèmes privés utilisent un taux, rarement affiché.

Votre viager

Indiquez la valeur du bien et l'âge du vendeur : l'outil donne l'espérance de vie INSEE, la valeur occupée, le bouquet et la rente.

Ce que les simulateurs de viager ne montrent pas

Leur table de mortalité. Une rente viagère est un pari sur une durée, et cette durée vient d'une table. Les simulateurs en ligne n'en citent aucune ; les barèmes professionnels utilisent des tables privées, parfois anciennes. Nous utilisons la seule table publiée : celle de l'INSEE, en données triennales 2022 à 2024, France entière. À 75 ans, elle donne 15 ans à une femme et 12,4 ans à un homme. Deux ans et demi d'écart sur l'espérance de vie, c'est un cinquième de rente en plus ou en moins : la table n'est pas un détail, c'est le calcul.

Ce que vaut vraiment l'occupation. La « décote d'occupation » affichée en pourcentage — 30 %, 40 %, 50 % — est un forfait. L'occupation vaut une chose précise : le loyer que le vendeur ne paiera pas, multiplié par le temps qu'il restera. À Nice, où les loyers sont élevés au regard des prix, ce droit d'usage pèse lourd, et il pèse différemment selon le quartier et l'état du bien. C'est pourquoi l'outil vous demande le loyer de marché plutôt que de vous imposer un pourcentage, et pourquoi la valeur libre doit venir d'une estimation sur les ventes réelles, pas d'un prix d'annonce.

Le taux, quand il y en a un. Diviser le capital par l'espérance de vie est la méthode la plus simple, et la plus favorable au vendeur : elle ne rémunère pas l'acquéreur pour l'argent qu'il immobilise pendant quinze ou vingt ans. Les barèmes appliquent un taux technique, qui monte la rente et baisse le droit d'usage, sans le dire. L'outil propose les deux, à 2 % et à 3 %, pour que vous voyiez ce que ce choix change avant de le découvrir dans un projet d'acte.

L'aléa, dit en probabilités. Un viager n'est pas une vente à crédit : personne ne sait combien de temps la rente sera versée, et c'est cette incertitude qui rend le contrat valable. Plutôt que de la taire, l'outil l'affiche — la probabilité que le vendeur soit encore là dans cinq, dix, quinze et vingt ans, lue dans les survivants de la même table. Un vendeur qui la voit signe en connaissance de cause ; un acquéreur aussi.

Nos sources. Espérance de vie et survivants : INSEE, table de mortalité en données triennales, France, années 2022 à 2024 (La situation démographique en 2024). Rente viagère : code civil, articles 1968 à 1983, dont 1975 (décès dans les vingt jours) et 1978 (défaut de paiement). Fraction imposable de la rente : code général des impôts, article 158-6. Exonération de la résidence principale : article 150 U. Les répartitions de charges et l'usage du bouquet sont désignés comme des usages, pas comme des règles.

Questions fréquentes

Le viager, en clair

Comment se calcule une rente viagère ?

En quatre étapes, toutes visibles dans l'outil. On part de la valeur du bien libre d'occupation. Si le vendeur reste dans les lieux, on retire le droit d'usage et d'habitation, qui vaut le loyer que le vendeur ne paiera pas pendant son espérance de vie : c'est la valeur occupée. On retire ensuite le bouquet, la part payée comptant. Le capital qui reste est converti en rente en le divisant par l'espérance de vie du vendeur — celle de la table de mortalité de l'INSEE à son âge et pour son sexe — ou, dans la méthode actualisée, par un facteur d'annuité qui rémunère l'attente de l'acquéreur. Les barèmes des notaires et des sociétés spécialisées font la même chose avec une table et un taux qui leur sont propres ; l'ordre de grandeur est le même, le détail varie.

Viager occupé ou viager libre : quelle différence de prix ?

Dans le viager occupé, le vendeur garde le droit d'habiter le bien jusqu'à son décès, et l'acquéreur paie moins : on retire de la valeur libre ce que vaut cette occupation. Cette décote n'est pas un pourcentage tombé du ciel — c'est le loyer de marché du bien multiplié par l'espérance de vie du vendeur. Pour un appartement niçois qui se louerait 1 200 € par mois et une vendeuse de 75 ans, dont l'espérance de vie INSEE est de 15 ans, l'occupation vaut 216 000 € : sur un bien de 400 000 €, la valeur occupée tombe à 184 000 €. Dans le viager libre, le bien est remis vide à la signature, il n'y a pas de décote, et l'acquéreur peut l'habiter ou le louer tout de suite. C'est plus rare, et cela concerne surtout les résidences secondaires et les biens loués.

Quel bouquet demander ?

Aucune règle ne le fixe : le bouquet est libre, et il peut même être nul. L'usage se situe entre 20 et 40 % de la valeur occupée. Un bouquet élevé sécurise le vendeur — il encaisse tout de suite une somme qui ne dépend plus de sa durée de vie — et réduit d'autant la rente. Un bouquet faible fait l'inverse. Le bon réglage dépend de ce dont le vendeur a besoin : un capital pour aider ses enfants ou financer des travaux, ou un revenu régulier pour vivre. Pour le vendeur, le bouquet n'est pas un revenu imposable : c'est un prix de vente, et si le bien est sa résidence principale, la plus-value est exonérée comme dans une vente classique.

La rente viagère est-elle imposable ?

En partie seulement. Une rente viagère reçue en contrepartie de la vente d'un bien est dite « à titre onéreux », et elle n'est soumise à l'impôt sur le revenu que pour une fraction qui dépend de l'âge du vendeur au moment où la rente commence : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, et 30 % à partir de 70 ans. Cette fraction est fixée une fois pour toutes, elle ne change pas quand le vendeur vieillit. Les prélèvements sociaux s'appliquent sur la même fraction. Pour une vendeuse de 75 ans qui reçoit 1 000 € de rente par mois, 300 € entrent dans le revenu imposable, 700 € n'y entrent pas. C'est l'article 158-6 du code général des impôts.

Que se passe-t-il si le vendeur décède peu après la vente ?

Le viager repose sur un aléa : ni le vendeur ni l'acquéreur ne savent combien de temps la rente sera versée. Le code civil protège cet aléa. Son article 1975 rend nul le contrat si le vendeur meurt dans les vingt jours de la signature d'une maladie dont il était déjà atteint ; les héritiers peuvent alors faire annuler la vente. Passé ce délai, et hors maladie connue, le contrat tient : un vendeur qui décède après deux ans aura fait une très bonne affaire pour l'acquéreur, un vendeur qui vit vingt-cinq ans aura reçu bien plus que la valeur du bien. L'outil affiche pour cette raison les probabilités de survie à 5, 10, 15 et 20 ans : c'est la mesure honnête de ce que chacun accepte.

Qui paie la taxe foncière et les travaux dans un viager occupé ?

Ce que dit l'acte, et il faut donc le lire avant de signer. L'usage le plus répandu : le vendeur qui occupe paie les charges courantes, l'entretien et les petites réparations, comme le ferait un locataire ; l'acquéreur, qui est propriétaire, paie la taxe foncière et les gros travaux — toiture, structure, ravalement. Beaucoup d'actes mettent aussi la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à la charge de l'occupant. Rien de tout cela n'est imposé par la loi : c'est une répartition à négocier et à écrire. Le point à ne pas oublier est celui des charges de copropriété exceptionnelles, qui peuvent être lourdes à Nice dans les immeubles anciens : préciser qui les paie évite le litige.

Peut-on vendre en viager à deux, en couple ?

Oui, c'est le viager sur deux têtes : la rente est versée jusqu'au décès du dernier des deux vendeurs, et le survivant conserve le droit d'occuper le bien. L'espérance de vie retenue est alors celle du dernier survivant, qui est plus longue que celle de chacun des deux — l'outil la calcule sur les survivants de la table INSEE, année par année. La rente est donc plus faible qu'elle ne le serait sur une seule tête, mais elle protège le conjoint survivant, ce qui est en général la raison même du viager pour un couple. La fraction imposable de la rente est fixée d'après l'âge du plus âgé des deux.

Que se passe-t-il si l'acquéreur ne paie plus la rente ?

L'acte prévoit presque toujours une clause résolutoire : après un commandement de payer resté sans effet, la vente est annulée, le vendeur reprend son bien, et il conserve en général le bouquet et les rentes déjà versées à titre d'indemnité. Le code civil ajoute un privilège du vendeur inscrit sur le bien, qui garantit le paiement. Ces protections sont efficaces, mais elles supposent une procédure ; c'est pourquoi il vaut mieux vérifier la solidité de l'acquéreur avant de signer, et pourquoi la vente à un investisseur institutionnel ou à un fonds de viager rassure certains vendeurs, au prix d'une rente souvent plus basse.

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