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Mon bien est loué. Je vends occupé, ou j'attends ?

Tout tient à une date : le congé doit parvenir au locataire six mois avant l'échéance — trois en meublé. Un jour de retard, et le bail repart pour trois ans. Voici la vôtre.

Votre location

Elle figure dans le bail. Si le bail a déjà été reconduit, indiquez la date d'origine : l'outil avance tout seul jusqu'à l'échéance en cours.

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Votre date limite

Indiquez la date de fin de votre bail pour connaître le dernier jour où le congé peut être donné.

Vendre occupé, ou attendre

Vendre occupé, maintenant

340 000 €

Soit 60 000 € de moins que la valeur libre, disponibles tout de suite, sans dépendre du départ de personne.

Attendre 0 mois, puis vendre libre

400 000 €

400 000 € de prix, plus 0 € de loyers encaissés pendant l'attente.

L'écart est de 60 000 €. C'est ce que vous payez pour disposer des fonds tout de suite et pour ne dépendre ni du départ du locataire, ni de l'état du marché dans 0 mois. Posé ainsi, l'arbitrage n'est plus « perdre 60 000 € » : c'est acheter 0 mois de certitude à ce prix-là.

La décote est celle que vous saisissez : nous ne publions pas de barème, parce qu'il n'en existe pas. Elle dépend du loyer rapporté au marché, de la durée restante et du profil des acquéreurs — un bien loué cher au-dessus du marché peut même se vendre sans décote à un investisseur. Ce calcul n'intègre ni la fiscalité des loyers, ni l'impôt sur la plus-value, que notre calculateur dédié traite.

Le chiffre qui manque à ce calcul est le seul que nous puissions établir précisément : ce que vaut réellement votre bien, libre et occupé. À Nice, l'écart entre les deux varie fortement d'un quartier à l'autre, selon qu'il s'y vend surtout à des habitants ou à des investisseurs.

Ce que les pages sur le sujet ne disent pas

Le meublé n'ouvre aucun droit de préemption. La moitié des pages traitant du congé pour vendre décrivent l'offre de vente au locataire sans préciser qu'elle ne concerne que les locations vides. Le locataire d'un meublé ne bénéficie pas de ce droit : le congé n'a pas à mentionner de prix, et le bailleur reste libre de vendre à qui il veut. Le préavis, lui, tombe à trois mois. Deux différences qui changent complètement le calendrier — et à Nice, où le meublé est très répandu, elles concernent beaucoup de bailleurs.

Le prix inscrit dans le congé vous engage. En location vide, le congé pour vendre vaut offre de vente au prix qu'il indique. Un bailleur qui annonce un prix prudent pour « voir venir » vend son bien à son locataire à ce prix-là s'il préempte. À l'inverse, un prix affiché trop haut puis baissé ensuite pour un tiers rouvre le droit de préemption du locataire : la loi ne permet pas de contourner l'offre par une baisse ultérieure. Le prix du congé doit donc être le bon dès le premier jour, ce qui suppose une estimation faite avant d'écrire la lettre, jamais après.

La date de réception, pas la date d'envoi. Le délai se compte à partir du jour où le congé parvient au locataire. Un recommandé posté six mois et deux jours avant l'échéance, mais présenté cinq mois et vingt-huit jours avant, est hors délai — et le bail repart pour trois ans. Quand la date limite approche, l'acte de commissaire de justice coûte plus cher que le recommandé, mais il sécurise exactement ce qui est en jeu.

Reste le chiffre que cet outil ne peut pas deviner : la valeur de votre bien, libre et occupée. À Nice, l'écart entre les deux varie fortement d'un quartier à l'autre — un studio du centre se vend très bien occupé, parce qu'il s'adresse d'abord à des investisseurs, quand un trois-pièces familial perd beaucoup plus à ne pas être libre. Nos prix par quartier donnent le premier repère ; l'estimation donne le second.

Nos sources. Les délais, le droit de préemption et ses échéances sont ceux de l'article 15 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, et la comparaison entre location vide et location meublée suit la fiche F35784 de service-public.gouv.fr. Nous les citons parce qu'ils sont vérifiables : sur ce sujet, un délai approximatif coûte trois ans.

Questions fréquentes

Vendre un logement occupé, en clair

Quel est le délai de préavis pour donner congé à un locataire afin de vendre ?

Six mois avant l'échéance du bail pour une location vide, trois mois pour une location meublée. Deux précisions font toute la différence en pratique. D'abord, ce qui compte est la date à laquelle la lettre parvient au locataire, pas celle de l'envoi : un recommandé posté six mois et deux jours avant l'échéance mais distribué cinq mois et vingt-huit jours avant est hors délai. Ensuite, le congé ne peut être donné que pour l'échéance du bail, jamais en cours de route : si la date limite est dépassée, le bail se reconduit automatiquement — trois ans en location vide, un an en meublé — et il faut attendre l'échéance suivante. C'est l'erreur la plus coûteuse du sujet, et elle est irrattrapable. L'outil de cette page calcule cette date limite à partir de votre bail.

Est-il possible de vendre un logement loué avant la fin du bail ?

Oui, sans aucune formalité ni préavis, mais le bien se vend alors occupé : le bail se poursuit de plein droit avec l'acquéreur, aux mêmes conditions, dépôt de garantie compris. Le locataire n'a pas à donner son accord, il n'a pas de droit de préemption dans ce cas de figure, et il n'a même pas à être prévenu avant la vente. C'est la voie la plus rapide, et la seule disponible quand la date limite du congé est passée. Sa contrepartie est le prix : un bien occupé s'adresse à des investisseurs et non à des habitants, ce qui réduit le nombre d'acquéreurs possibles et se traduit par une décote — dont l'ampleur dépend surtout du rapport entre le loyer en place et le loyer de marché.

Comment calculer le prix de vente d'un appartement loué ?

Il n'existe pas de barème, et il faut se méfier des pages qui en annoncent un. La décote d'un bien occupé dépend de trois choses : la durée restant à courir avant que l'acquéreur puisse en disposer, le loyer en place rapporté au loyer de marché, et le type d'acquéreur que le bien attire. Un appartement loué nettement en dessous du marché avec un bail long subit la décote la plus forte, puisque l'acheteur hérite d'un rendement faible et d'une attente. À l'inverse, un bien correctement loué peut se vendre sans décote à un investisseur, qui y voit un revenu immédiat et l'économie d'une période de vacance et de travaux. La bonne méthode consiste donc à faire estimer les deux valeurs — libre et occupée — puis à comparer l'écart aux loyers encaissés pendant l'attente. C'est exactement le calcul que fait l'outil de cette page.

Le locataire a-t-il un droit de préemption quand je vends ?

Cela dépend entièrement de la manière dont vous vendez, et du type de bail. En location vide, le congé pour vendre vaut offre de vente au locataire : il doit mentionner le prix et les conditions, et le locataire dispose des deux premiers mois du préavis pour l'accepter. S'il accepte, il a deux mois pour signer, portés à quatre s'il indique recourir à un prêt. En location meublée, il n'existe aucun droit de préemption de ce type. Et si vous vendez le logement occupé, sans donner congé, le locataire n'a pas non plus de droit de préemption — quel que soit le bail. Conséquence pratique souvent ignorée : le prix indiqué dans un congé pour vendre vous engage vis-à-vis du locataire. L'annoncer trop bas revient à lui vendre le bien.

Mon locataire a plus de 65 ans : puis-je quand même donner congé ?

Pas librement. Un locataire de plus de 65 ans dont les ressources sont inférieures à un plafond réglementaire bénéficie d'une reconduction de plein droit du bail : le congé pour vendre est sans effet. Le bailleur n'y échappe que dans trois situations — s'il a lui-même plus de 65 ans, si ses propres ressources sont modestes, ou s'il propose au locataire un relogement correspondant à ses besoins et à ses possibilités, à proximité. Les plafonds de ressources sont révisés chaque année et dépendent de la composition du foyer et de la zone géographique : c'est une vérification à faire avant d'engager quoi que ce soit, pas après. Dans ces dossiers, la vente occupée est très souvent la voie la plus sûre et la plus rapide.

Vaut-il mieux vendre occupé ou attendre le départ du locataire ?

La question n'est pas « perdre la décote ou non », mais « combien coûte le fait d'attendre ». Attendre vous rapporte le prix libre plus les loyers encaissés pendant l'attente ; vendre occupé vous donne moins, mais tout de suite et sans dépendre du départ de quiconque. L'écart entre les deux, rapporté au nombre de mois d'attente, est le vrai chiffre de la décision : il dit ce que vous payez chaque mois pour disposer des fonds immédiatement et pour ne pas dépendre de l'état du marché dans un an ou trois. Trois éléments font pencher vers la vente occupée : une date limite de congé déjà dépassée, un locataire protégé par son âge, et un projet qui a besoin des fonds à date certaine. Trois autres font pencher vers l'attente : un loyer très inférieur au marché, un bien recherché par des habitants plutôt que par des investisseurs, et aucune urgence.

Que se passe-t-il si j'envoie le congé trop tard ?

Le congé est sans effet et le bail se reconduit — pour trois ans en location vide, pour un an en meublé. Il n'existe aucun rattrapage : ni l'accord du locataire, ni l'urgence de votre projet, ni la vente déjà engagée ne permettent de raccourcir le délai. Vous conservez cependant deux possibilités. Vendre le logement occupé, qui reste toujours ouvert et n'exige aucun préavis. Ou négocier un départ amiable, généralement contre une indemnité : c'est fréquent, parfaitement licite, et souvent moins coûteux que la décote d'une vente occupée — encore faut-il pouvoir chiffrer les deux, ce que permet l'outil de cette page.

Le congé pour vendre doit-il être envoyé en recommandé ?

Il doit être notifié par lettre recommandée avec avis de réception, par acte de commissaire de justice, ou remis en main propre contre récépissé ou émargement. Le recommandé est le plus courant, mais c'est aussi le plus fragile : c'est la date de première présentation qui fait courir le délai, et un pli non retiré peut compliquer la preuve. Quand la date limite approche, l'acte de commissaire de justice coûte davantage mais sécurise la date, ce qui est exactement ce qui compte ici. Le congé doit par ailleurs, en location vide, indiquer le motif, le prix et les conditions de la vente projetée, et être accompagné de la notice d'information réglementaire — son absence est une cause de nullité.

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